C'est à l'école de Cimabue que a lieu la formation artistique de Giotto, le plus important artiste du '300, le maître de Campanile de Florence et des fresques de la Basilique Supérieure de Saint François en Assise. Les princes du quinzième et du seizième siècle, confient à des peintres, des sculpteurs, des architectes, la tache d'ornementer leurs résidences et leurs villes. Ainsi fait-elle la curie papale, pour laquelle travaillent dans la première moitié de seizième siècle, Raphaël et Michel-Ange, sculpteur (La Pitié, la Basilique de Saint Pierre), architecte (la Coupole de Saint Pierre), peintre (la Chapelle Sixtine). La peinture de la Renaissance, ainsi que la littérature, redécouvrent les thèmes de la culture classique: dans le tableau La Naissance de Vénus (Galerie des Offices à Florence), Botticelli représente la déesse de l'amour naissant de l'écume de la mer.

Le baroque de Bernin
Jean-Laurent Bernin est le plus influent interprète du Baroque: architecte, peintre, décorateur, auteur dramatique et surtout sculpteur, il accomplit sa formation artistique à Rome, où il travaille comme étant l'artiste officiel des Papes et des plus importantes familles romaines. Sa production artistique est le fruit de la fusion entre architecture, sculpture et peinture. Parmi ses sculptures les plus connues: Apollon et Daphné (1622-24), aujourd'hui dans la Galerie de Villa Borghèse à Rome et l'Extase de Sainte Thérèse (1644-51) dans l'église romaine de Sainte Marie de la Victoire. Pour plus de cinquante ans, Bernin travaille à l'agrandissement et à la décoration de la Basilique de Saint Pierre, pour laquelle il réalise la place avec sa colonnade (1657-65), le Baldaquin (1624-33), la Chaire de Saint Pierre (1656-66) et les tombeaux de deux papes. Il décore les principales places romaines avec des fontaines monumentales, parmi elles, la Fontaine des Fleuves (1648-51) dans la place Navona.

Le dix-huitième siècle et le Néoclassicisme
Dans le dix-huitième siècle, Canaletto nous offre des vues merveilleuses de Venise et de la vie vénitienne, plongées dans une lumière et une atmosphère réelles. Le siècle vit le retour aux idéaux classiques, soit dans la littérature, soit dans l'art, grâce aussi aux nombreuses fouilles archéologiques, comme celles d'Herculanum et de Pompéi. Le plus grand sculpteur du Néoclassicisme est Antonio Canova (Amour et Psyché, 1787-93, Gypsothèque de Possagno - TV).

Futurisme et art pauvre
Le vingtième siècle italien est représenté par des auteurs différents et originaux comme les futuristes Boccioni, Balla, Carrà, et comme Giorgio De Chirico, Renato Guttuso et Alberto Burri. Ce dernier (1915-1995) utilise pour ses œuvres des matériaux pauvres: des sacs, du plastique, du goudron: l'artiste s'attaque à la matière avec des brûlures et des déchirements. Les matériaux sont les protagonistes absolus: ils ne sont pas des symboles, mais ils suggèrent les états d'âme et les souffrances de l'homme et de la vie.

Culture et art étrusques
Les régions qui gardent les vestiges de la première grande civilisation italienne (à partir du IX siècle av. J-C.), sont la Toscane, le Latium et l'Ombrie. Dans leurs tombeaux surtout, ils ont été retrouvés des fresques, de la vaisselle, des bijoux. Cerveteri et Tarquinia (Latium) gardent des grandes nécropoles. Les musées exposant les collections d'art et d'objets étrusques sont: le Musée archéologique de Tarquinia, Villa Giulia et le Musée Gregoriano à Rome, le Musée archéologique de Florence, le Musée Civique de Chiusi et le Musée Guarnacci de Volterra.

Culture et art de la Rome impériale
L'âge de l'or de Rome, sa période la plus heureuse, celle de Trajan, Adrian et Marc Aurèle, nous a laissé des ouvrages manufacturés, œuvres d'art, mosaïques, fresques, colonnes, bâtiments entiers, rues, aqueducs, thermes, théâtres et villes, qui, comme Pompéi ensevelie par l'éruption du Vésuve en 79 après J-C., gardent le témoignage de la vie quotidienne d'antan. Les lieux par excellence pour connaître ce que c'était la vie quotidienne des Romains, sont Pompéi et Herculanum (Campanie). Ensuite, le Musée archéologique de Naples, le Panthéon et le Colisée à Rome, et dans les environs, Villa d'Adrien et Ostie. Mais les vestiges romains sont présents partout en Italie, de l'Arc d'Auguste à Aoste, à la Villa del Casale à Piazza Armerina, en Sicile.

Culture et art byzantins
Après la chute de l'empire romain, la continuité de la religion chrétienne a permis de sauver plusieurs monuments de la fin de l'empire et de l'époque byzantine. Les catacombes et la grande basilique de Santa Maria Maggiore à Rome; l'église de San Vitale et Sant'Apollinare avec ses mosaïques spectaculaires à Ravenne, capitale administrative de l'empire d'Orient. Un grand exemple d'architecture byzantine finissante est Saint Marc à Venise, mais aussi en Calabre, à Stilo, on trouve une belle église byzantine, la Cattolica.

Culture et art des Républiques Maritimes italiennes du Haut Moyen-Âge
Les luttes entre la papauté et l'empire, se poursuivent ainsi que les invasions d'autres populations, comme les Hongrois et les Normands; mais entre-temps fleurissent les Communes et les Républiques Maritimes, dont la plus puissante est Venise, suivie par Pise, Gênes et Amalfi. Dans la Basilique de Saint Marc à Venise, les styles et les décorations occidentales et orientales ont fusionné pour créer un édifice parmi les plus spectaculaires au monde. Il vaut la peine de visiter l'église de Saint Antoine à Padoue (Vénétie), le Dôme et la Tour penchée de Pise, le Château de l'Empereur à Prato (Toscane), le Château de Frédéric II à Castel del Monte (Pouilles).

Culture et art du Bas Moyen- Âge
Les guelfes, liés à la papauté, et les gibelins, liés à l'empereur continuent de se battre, tandis que les villes lombardes et toscanes se fortifient. Dans cette époque de troubles politiques, des artistes comme Duccio Buoninsegna et Giotto donnent la vie à un moment grandiose dans la peinture, et les écrivains toscans Dante, Pétrarque et Boccace, créent la littérature italienne. L'art italien du XIII et du XIV siècle est copié dans toute l'Europe. Pour la première fois depuis la période classique, des peintres et des sculpteurs introduisent le réalisme des personnages et des objets dans leurs œuvres. Le concept de la perspective est ainsi appliqué et l'on retrouve la technique des fresques, qui permet la réalisation de véritables récits picturaux.
Toscane, Ombrie et Latium, sont les régions, qui gardent au mieux leur caractère médiéval. Plusieurs édifices publics remontent à cette période, comme Palazzo Vecchio à Florence et Palazzo Pubblico à Sienne, tandis que de petites villes magiques nous font remonter le temps. Il ne faut pas oublier de visiter Volterra et San Gimignano en Toscane, le Dôme d'Orvieto, une cathédrale gothique parmi les plus belles en Italie, Gubbio et Todi en Ombrie, Viterbe dans le Latium.

Culture et art de la Renaissance
L'art de la Renaissance, le grand mouvement culturel né en Italie dans le XV siècle, aura une grande influence dans l'histoire de la culture et de la civilisation pas seulement en Italie, mais dans toute l'Europe. Après la marginalité soufferte par les hommes soumis aux dessins de Dieu, pendant les siècles du Moyen-Âge, La Renaissance place les êtres humains et le monde laïque au centre de l'univers.
Les grands hommes de la Renaissance, des philosophes comme Giordano Bruno et Tommaso Campanella, des hommes de science comme Copernic et Galilée, des savants comme Machiavel, des poètes comme l'Arioste, des musiciens comme Palestrina et Monteverdi, se faisant fort d'une vision "moderne" du monde et de la société partagée et soutenue par une bourgeoisie riche et entreprenante, changent de la racine le mode de penser, d'agir, de créer. Mais c'est aussi une époque très instable politiquement, qui amènera l'Italie à sa décadence.
Dans les arts et dans l'architecture, la Renaissance est synonyme de chefs-d'œuvre, de génie inventif et créatif. Cette grande saison artistique a laissé des vestiges magnifiques dans l'Italie entière. Il suffit de penser à Florence, avec ses palais et les Offices, mais aussi à Venise, Urbino et Mantoue. À ne pas manquer la Chapelle Sixtine et les Salles de Raphaël à Rome.

L'Italie baroque
C'est la période de la Contre-réforme qui impose, contre la menace du protestantisme et avec l'appui de l'Inquisition, une rigide orthodoxie. Vers la moitié du XVI siècle, avec la création d'autres ordres religieux, comme les jésuites, les nouvelles règles de l'architecture et de l'iconographie sacrée, donnent la vie aux aspects dynamiques et théâtraux du baroque. L'art baroque est particulièrement évident à Rome, avec la place Navona et les églises de Borromini et de Bernin. Mais on trouve d'autres exubérantes manifestations à Lecce (Pouilles), à Palerme, Noto et Syracuse (Sicile), et à Turin.

L'art du XVIII siècle
Une période de paix arrive finalement, après le traité d'Aix-La-Chapelle en 1748, tout au moins jusqu'à la campagne italienne de Napoléon en 1796, qui rallume une saison de bouleversements politiques et sociaux. L'Italie devient alors une des destinations privilégiées en Europe; les jeunes personnes aisées visitent nos villes, découvrent nos trésors artistiques et les fouilles qui venaient de commencer à Pompéi. Dans notre pays, pour citer des poètes, arrivent Goethe, Keats, Shelley et Byron. À la même période, appartiennent des monuments comme le grand escalier de la place de Spagna, la Fontaine de Trevi, la Vénus de Canova à Rome et le musée Pio-Clementino au Vaticano. L'édifice néoclassique le plus imposant est la Reggia di Caserta (Campanie).

L'art du Risorgimento (http://www.risorgimento.it)
C'est la période des luttes contre la domination étrangère, qui aboutira à l'unification de l'Italie en 1870. Toutes les villes rendent hommage aux héros du Risorgimento, Garibaldi, Mazzini, Cavour, Vittorio Emanuele, leur dédiant des rues, des places, des monuments. Giuseppe Verdi, Donizetti et Rossini signent les expressions les plus hautes, de l'opéra lyrique italien. La ville où l'art de l'époque a laissé le plus de témoignages est Turin, capitale du Royaume d'Italie, où l'on peut visiter le plus riche parmi les musées du Risorgimento.

L'art du XX siècle
Du premier après-guerre, l'Italie passe à vivre la longue période du fascisme (1922- 1943) et de la dictature de Mussolini. Malgré les désastres provoqués par la Deuxième Guerre Mondiale, le Pays a réussi à construire un niveau de vie et d'économie, impensable au début du siècle. La république italienne, déclarée par un referendum populaire en1946, est passée par beaucoup de crises et les problèmes sociaux du deuxième après-guerre, ont influencé les plus importantes mouvances artistiques européennes: du cinéma à la mode, de l'art à l'architecture. La modernisation des usines du verre, et du fer, ont permis l'édification de monuments comme la galerie Vittorio Emanuele à Milan. La Mole Antonelliana de Turin, avec sa flèche en granit, était à l'époque, l'édifice le plus haut au monde. Le gratte-ciel Pirelli de Milan, conçu par Ponti et Nervi à la fin des années '50, est un des exemples de l'usage du béton armé dans l'architecture moderne italienne.