03 mai 2007
Herculanum
Légende et histoire
Herculanum aurait été fondée par Hercule, au retour de son voyage en Ibérie (à la recherche des bœufs de Géryon). Sans aucun doute il y a eu là anciennement une population indigène ; la ville aurait été occupée par les Osques, les Pélasges et, finalement, par les Samnites. Lors des dernières guerres d'insurrection des peuples italiques contre Rome, Herculanum fut prise par un lieutenant de Sylla en 89 avant J.-C. et devint un municipe romain.
Le site
Moins connue que Pompéi, Herculanum a été victime de la même catastrophe : l'éruption du Vésuve, le 24 août 79 après J.-C., qui engloutit trois villes : Pompéi, Herculanum et Stabies.
Située à une dizaine de kilomètres à l'Est de Naples, dans la riche et riante Campanie,(Cicéron, de lege agraria) la ville (aujourd'hui Resina) se trouve près de la côte, accrochée aux dernières pentes du Vésuve, sur un petit promontoire (Sisenna, Fragments). Dans l'antiquité, elle se trouvait sur la route littorale qui rejoint Naples à Pompéi. Plusieurs éruptions ont eu lieu et dans l'antiquité et dans l'ère moderne. Une première éruption détruisit partiellement la ville en 63 ap. J.-C. ; plusieurs autres éruptions (du 3ème au 20ème siècle, il y eut quinze éruptions du Vésuve, la dernière datant de 1944) ont modifié l'aspect géographique du lieu en déposant différentes couches de lave qui ont surélevé le sol d'une vingtaine de mètres et ont fait reculer le littoral vers la mer.
Les fouilles, entreprises au 18ème siècle, se sont organisées et développées surtout depuis le début du 20ème siècle . Les nombreuses œuvres d'art qui ont été découvertes sur ce site en font une zone archéologique extrêmement riche (beaucoup de peintures, notamment). Il faut noter tout de suite que les fouilles ont été beaucoup plus difficiles ici qu'à Pompéi. En effet, les cendres et les lapilli qui, transportés par le vent, se sont abattus sur Pompéi ont formé des couches peu épaisses (5 à 6 mètres de profondeur au maximum), sans consistance et perméables à l'eau. À Herculanum, au contraire, ce sont des détritus volcaniques, laves et pierres ponces, qui se sont précipités du haut de la montagne. Les pluies torrentielles qui accompagnaient le phénomène transformèrent cette coulée en un torrent boueux qui envahit toute la ville, puis finit par se solidifier. (Martial, Épigrammes) Cette carapace terreuse (et cultivable d'ailleurs !) présente une épaisseur qui varie de 12 à 25 mètres. Mais il faut aussi remarquer que, si les fouilles ont été rendues plus pénibles, en revanche, elles ont découvert la ville telle qu'elle était en 79, sans que jamais personne n'ait pu la piller ni en retirer le moindre objet ...
Le plan de la ville frappe par son extrême régularité : plusieurs "cardines" (le cardo est une avenue orientée Nord/Sud) sont coupés à angle droit par plusieurs "decumani" (le decumanus, lui, est orienté Est/Ouest) ; aux carrefours, on a retrouvé des fontaines et le long de ces avenues (dans l'état actuel des fouilles elles ont environ 350 mètres de longueur) se trouvaient des boutiques. Des insulae (quartiers) quadrangulaires se trouvaient ainsi délimités. Ce plan régulier est sûrement d'origine grecque et copie, sans doute, celui de Neapolis (Naples).
La superficie de la ville semblerait représenter le tiers de la superficie de Pompéi, et le nombre des habitants ne devait pas dépasser 5OOO.
Les constructions s'étageaient sur une pente assez raide, d'où des paliers et des terres-pleins artificiels formant terrasses. La ville était bâtie face à la mer, pour profiter de ses fraîches brises, et les plus belles villas sont perchées à l'extrême limite du promontoire, offrant leurs terrasses, vérandas et belvédères à une magnifique vue "panoramique" sur le golfe. Il subsiste également à Herculanum des maisons plus modestes et construites de façon plus économique (prédominance du bois). Contrairement à Pompéi où dominent le commerce et le négoce, à Herculanum c'est l'artisanat qui semble avoir été le plus important, et le matériel retrouvé donne même à penser que l'occupation principale de ses habitants était la pêche. De façon générale les maisons d'Herculanum offrent une vision intime de la vie quotidienne : les étages supérieurs ayant été souvent bien conservés, on découvre charpente, poutres et greniers et, à l'intérieur, de multiples objets qui ressuscitent l'atmosphère familiale : chambres à coucher, coffres variés, étagères de bois avec tablette pour l'autel domestique, etc. La catastrophe a été plus rapide et terrifiante qu'à Pompei et les habitants ont dû fuir en abandonnant tout sur place ; à Pompéi la catastrophe a été plus lente et laissa pendant longtemps aux habitants quelque espoir : d'où le nombre élevé de victimes (humaines et animales) retrouvées dans la ville et dont les contorsions font mal à voir. Herculanum, elle, semble toute prête à reprendre sa vie interrompue.
Les monuments
Les principaux monuments publics visibles sont les Thermes, au centre de la ville, rigoureusement séparés en deux sections, l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes. Ils datent de l'époque d'Auguste mais leur décoration est plus tardive (époque de Néron). On trouve également le théâtre qui, encore aujourd'hui, est en partie enfoui. L'essentiel des constructions de la ville consiste donc dans les maisons, maisons simples et modestes, et maisons patriciennes avec jardin, atrium pavé de splendides mosaïques, murs ornés de peintures ou de bas-reliefs, pièces agrémentées de fort belles sculptures ; une des plus notables de ces villas est la "Maison aux cerfs".
L'Empire Romain
Aujourd'hui encore, seize siècles après la chute de l'Empire romain, la civilisation romaine influence toujours notre vie. En effet, nous parlons latin tous les jours sans nous en apercevoir. Ainsi idem est un mot latin qui signifie "la même chose", le curriculum vitae est la "course de la vie", etc lui-même mot abrégé de et caetera signifiant "et les autres choses"...
Par ailleurs, le prestige de la Rome ancienne est encore si présent aujourd'hui que, de sept à soixante dix-sept ans, nous sommes toujours fascinés par cette civilisation
Rome connut principalement trois types de régimes, bien qu'officiellement il n'y en eut que deux :
- la Monarchie romaine, de -753 à -510 ;
- le Sénat et le Peuple romain, de -509 à 476, que l'on sépare usuellement en
L'expression Empire romain désigne, de manière indistincte, deux entités :
- Un État dont la capitale était Rome et qui contrôlait dans l'Antiquité tout le pourtour méditerranéen ;
- Le régime politique en vigueur dans cet État à partir de la fin du Ier siècle av. J.-C.
Ce régime a été fondé par Octave après les guerres civiles de la fin de la République romaine. On le date habituellement de 31 avant J.-C., quand le Sénat décerna à Octave le titre d'Auguste et lui remit les pleins-pouvoirs. Mais cet événement ne faisait qu'officialiser une situation qui durait au moins depuis -31, après la bataille d'Actium au cours de laquelle Octave avait battu les forces de Marc-Antoine et de Cléopâtre. De plus, depuis la dictature de Jules César, Rome était déjà habituée à vivre presque constamment en monarchie.
Mais, officiellement, il n'y a jamais eu de proclamation de l'Empire et Rome est restée très longtemps (au moins sous le Principat) une République. Il était entendu que cette république remettait volontairement le pouvoir entre les mains d'un seul homme, jugé seul capable d'assurer sa survie. Auguste et ses successeurs jusqu'à Domitien n'eurent que le titre de princeps, « prince », qui était porté sous la République par le sénateur qui avait le droit de parler le premier lors des réunions (il était censé être inspiré par les dieux et, pour cela, particulièrement écouté).
Les historiens distinguent pour le début de l'empire quatre familles d'empereurs : les Julio-Claudiens, les Flaviens, les Antonins et les Sévères. De plus, il est de tradition de distinguer les bons et les mauvais empereurs qui abusèrent jusqu'à l'extrême du pouvoir du princeps. Ainsi, Caligula, Néron, Domitien, Commode ont une très mauvaise renommée. L'empereur Septime Sévère a réussi à maintenir la paix autour du limes et a renforcé le pouvoir de l'empereur. Pour cette raison, la tradition historienne distingue deux périodes dans l'histoire de l'Empire jusqu'à la fin du IIIe siècle : le Principat et le Dominat, ce dernier étant considéré comme portant davantage les traits d'une monarchie absolue.
Liens:
http://perso.wanadoo.fr/karl.claerhout/page1.htm
http://www.liberte.ch/histoire/auguste/index.html
À l'imitation d'Auguste, qui avait repris le nom de son père adoptif, les empereurs ont ajouté le nom de « César » au leur, ce qui en a fait un titre, d'où viennent ceux de Kaiser en allemand et de Tsar dans les langues slaves. Très régulièrement, l'empereur recevait de manière quasi automatique certains titres honorifiques, en particulier celui d'imperator (qui a donné le français « empereur »), antérieurement décerné par les soldats à leur général quand celui-ci avait remporté une brillante victoire.
L'Empire romain se divise en deux périodes : le Haut Empire et le Bas Empire. Ce dernier concerne le IIIe siècle, le IVe siècle et le Ve siècle, en Occident.
03 février 2007
Mythologie Romaine
La mythologie romaine est constituée par l'ensemble des légendes et des mythes de la religion polythéiste pratiquée dans la Rome antique.
La mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce essentiellement, mais aussi l'Égypte, la Syrie, etc. Les Romains se sont appropriés puis ont digéré ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui leur est propre.
Les mythes strictement italo-romains sont peu nombreux, et portent essentiellement sur la fondation des cités. On ne connaît en particulier aucune cosmogonie ni théogonie d'origine romaine, celles-ci étant reprises à la Grèce antique.
De même, la majorité des divinités du panthéon romain vient de la Grèce antique et a supplanté les divinités locales (ou « indigètes ») à quelques rares exceptions. C'est pour cette raison que les articles consacrés aux dieux romains d'origine grecque sont traités avec leur homonyme grec.
Articles consacrés aux dieux et aux figures mythologiques romaines :
- Amphitrite : déesse de la Mer ;
- Angita : déesse de la Guérison et de la Sorcellerie ;
- Apollon : dieu du soleil ;
- Aurore : déesse de l'aurore ;
- Bacchus : dieu de la vigne et de l'ivresse ;
- Bellone : déesse de la guerre ;
- Cerbère : protecteur de la porte des Enfers ;
- Cérès : déesse de l'agriculture et de la fertilité ;
- Cupidon : dieu de l'amour ;
- Cybèle : déesse de la Fécondité (divinité d'origine phrygienne) ;
- Diane : déesse de la chasse ;
- Discorde : déesse mère de tous les fléaux ;
- Esculape : dieu de la médecine
- Les Faunes : demi-dieux champêtres et forestiers, associés au culte de Dionysos
- Faunus : dieu des bergers d'Arcadie, divinité de la fécondité, puis incarnation de l'Univers ;
- Iris : personnification de l'arc-en-ciel ;
- Janus : dieu des passages ;
- Junon : reine des dieux, protectrice des femmes mariées ;
- Jupiter : roi des dieux ;
- Juventus : déesse de la jeunesse ;
- Latone : Mère d'Apollon et de Diane ;
- Luna : déesse de la Lune, associée à Diane ;
- Lupercus : dieu des troupeaux ;
- Mars : dieu de la guerre ;
- Mater Matuta : déesse marine bienfaisante ;
- Mercure : messager des dieux ;
- Minerve : déesse des techniques, des combats justes et de la sagesse ;
- Neptune : dieu des mers et des océans ;
- Orcus : dieu ou messager de la Mort ;
- Pluton : dieu des Enfers ;
- Poserpine : reine des Enfers ;
- Priape : dieu protecteur des vergers et des vignobles, personnification de la virilité ;
- Quirinus : forme divinisée de Romulus ;
- Salus : déesse de la santé ;
- Saturne : dieu de l'agriculture ;
- Sol : ancien dieu soleil, équivalent d'Hélios ;
- Tellus : déesse personnifiant la Terre en formation. Elle est l'ancêtre manternel des dieux et de monstres ;
- Vénus : déesse de la beauté et de l'amour charnel ;
- Vesta : déesse du foyer ;
- Vulcain : dieu du feu, forgeron des dieux.
| Introduction : Les divinités de la Grèce et de la Rome antique, qui adoptent une forme humaine, éprouvent les mêmes sentiments et ont le même comportement que les hommes. Elles aiment, elles jalousent, elles se lient d’amitié, elles se querellent… Des héros des demis dieux, des monstres et des créatures fabuleuses peuplent aussi l’univers mythologique des grecs et des romains. I.Comment naquirent les dieux ? Au commencement du monde, règnent les Titans, génération d’êtres gigantesques nés du ciel et de la terre. Deux d’entre eux, Cybèle et Saturne engendrent six divinités dont Zeus, le maître de l’Olympe. Les romains, qui côtoient les grecs d’Italie adoptent leurs mythes et leurs dieux sans grandes modifications. II.Les dieux gréco-romains 1. Quelques dieux célèbres Parmi toutes les divinités romaines, certaines sont plus célèbres que d’autres. Jupiter (en Latin) ou Zeus (en Grec) est le plus grand des dieux, il est le maître du monde. Neptune -> Poséidon : il obtient la mer Pluton -> Hadès : les enfers Junon -> Héra : Le mariage. C’est la reine de l’Olympe et la troisième épouse de Jupiter. Minerve -> Athéna : déesse de la sagesse, de la raison. Elle est sortie toute armée du front de Jupiter après que le Dieu est avalé sa première épouse, Métis, enceinte. Vénus : déesse de l’amour et de la beauté serait née de l’écume. 2. Jupiter, roi des dieux et des hommes Fils de Gaïa et Ouranos, Saturne épousa Rhéa, sa sœur dont il eut d’abord cinq enfants. Mais, craignant d’être détrôné, et sensible au model paternel, il dévorait ses enfants dés leur naissance. Indignée, Rhéa mit au monde en secret son sixième enfant. Ce fut Jupiter. Elle donna une pierre emmaillotée à son époux qui l’engloutit. L’enfant grandi et revint donner un vomitif à son père avec l’aide de Gaia et de Métis. Saturne rendit ainsi Vesta, Cérès, Junon, Pluton et Neptune. Tous unis, ils renversèrent les titans et Jupiter devint le dieu suprême. Il épousa Junon, Métis et Thémis et eu d’innombrables maîtresses parmi les nymphes, déesses et mortelles. III.Héraclès 1. L’enfance d’Héraclès Héraclès est né d’une mère mortelle : Alcmène et du dieu : Zeus. Alcmène était mariée à Amphitryon (roi légendaire de Tirynthe) qui eu lui aussi un enfant avec elle. Pour savoir lequel était son fils, Zeus envoya un serpent dans chaque berceau : Héraclès tua le serpent alors que l’autre fils (Iphiclus) pris peur. Héra, mécontente que son mari l’ai trompée, envoya pour se venger à Héraclès deux monstres qu’il tua. Héra accepta de donner son lait à Héraclès pour qu’il ai du sang de dieux. Un jour, Héraclès tua sa femme ainsi que ses enfants. Héra, confia Héraclès au prince Eurysthée (roi de Mycènes). Ce dernier persécuta Héraclès de peur d’être détronné. Il exigea une série d’épreuves appelée : Les douze travaux d’Héraclès (Hercule). 2. Les douze travaux d’Héraclès Les douze travaux sont : -Le lion de Némée -L’hydre de Lerne -Le sanglier d’Erymanthe -La biche de Cérymie -Le taureau de Crète -Les chevaux du roi Diomède -La ceinture d’Hippolyte -Les écuries d’Augias -Ramener le troupeau de Géryon -Les bœufs de Géryon -Les pommes des Hespérides -Enlèvement de Cerbère aux Enfers. IV. Les sacrifices L’immolation religieuse était le rite le plus important des cérémonies religieuses de Rome. On craignait qu’à la moindre erreur des prêtres dans le rituel, les dieux ne rejettent l’offrande. Après une préparation méticuleuse, les prêtres signalaient qu’ils étaient prêts et chacun apportait son coq, son taureau, son cochon, son mouton ou sa chèvre. Dans un de ces cultes, on se tenait sous un autel et on se baignait dans le sang de l’animal. V. Temples et cérémonies Le dôme du Panthéon est l’un des plus grands jamais édifiés. Les officiels romains s’y rendaient pour vénérer les dieux. Les temples faisaient parfois office de banques car on y déposait les trésors de l’Empire. En plus de faire honneur aux dieux, les empereurs et les sénateurs pensaient que les processions solennelles et les sacrifices spectaculaires permettaient de maintenir l’ordre et de rappeler ses devoirs au peuple. |
http://www.archangelcastle.com/mythologie/generalite/romaineindex.php
http://www.di.com.tn/thysdrus/fr/
http://zetajanus.webastro.net/mythologie/mythologie.html
23 mai 2006
Pompéi
Pompéi se situe au sud-ouest de l'Italie, dans la plaine volcanique de Campanie, à quelques kilomètres de Naples. Ville portuaire antique, construite au pied du Vésuve, Pompéi, fondée au VI ème siècle avant J.C subit l'influence hellénistique et fut florissante jusqu'au début du Ier siècle de notre ère. L'expansion de Pompéi fut rapide, notamment grâce à sa position géographique favorable puisqu'elle se trouvait au cœur des échanges méditerranéens.
Le 24 août 79, une violente éruption du Vésuve, volcan que l'on croyait éteint à jamais, provoque l'enfouissement de la riche cité romaine de Pompéi sous une pluie de cendres volcaniques. Le même jour, le port voisin d'Herculanum, à l'habitat plus populaire, disparaît, lui, sous une coulée de roches et de laves.
Pompéi s'est retrouvée enfouie sous 6 mètres de lapilli (fines particules de roches volcaniques) et Herculanum sous 16 mètres de boues.
Une surprise de taille
En une heure, le volcan propulse dans l'atmosphère un énorme nuage de cendres brûlantes en forme de pin parasol. A plusieurs kilomètres de hauteur, ces cendres d'un total de plusieurs millions de tonnes se refroidissent et retombent sous forme de poussières et de pierres ponce sur Pompéi. On parle de nuées ardentes.
Sur les 10.000 à 15.000 habitants que devait compter Pompéi, on en a retrouvé à ce jour 2.000 qui ont succombé par asphyxie. Habitués aux tremblements de terre mais ignorant tout du volcanisme, ils avaient négligé de fuir quand il en était encore temps.
Quelques heures plus tard, une coulée pyroplastique constituée de roches en fusion et de cendres dévale la pente du Vésuve et carbonise instantanément Herculanum et ses habitants. On retrouvera deux mille ans plus tard des débris de squelettes.
Au total, en près de 24 heures, le Vésuve entraîne la mort de plusieurs milliers de personnes dans les villes et les campagnes du golfe de Naples.
À Misène, à la pointe nord du golfe de Naples, un jeune homme de 17 ans, Pline le Jeune, assiste à l'éruption et en rédige le compte-rendu détaillé dans deux lettres. Les vulcanologues donneront bien plus tard le qualificatif de plinéen à une éruption volcanique comme celle qu'il a décrite.




























